Je sais pas pourquoi je m'obstine.
Je vois bien que mon blog est mort.
Mais de toute façon c'est comme un journal, c'est pas le genre de truc que je peux lâcher comme ça.
J'aime écrire, et puis c'est tout.
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Je hais Stephenie Meyer. Mais pas pour les mêmes raisons que la populasse. Pas parce que c'est un gros boulet. Pas parce qu'elle fait dans le gnangnan. Pas parce que ses histoires, c'est téléphoné. Non juste parce qu'elle ....
A créé Jacob Black. Et je me dit que dans un sens, je lui en suis redevable.
Ça me tue.
Oui Jacob Black est un personnage - fictif, donc - d'un roman, bouletteux qui plus est.
Mais c'est ma faute, peut-être ? Ma faute si, sans m'en rendre compte, je suis tombée amoureuse d'un loup-garou, d'un être n'existant que dans l'imaginaire de milliers de personnes ?
Si près. Mon doigt posé sur la page, juste là, sur son nom. En fermant les yeux, je peux m'imaginer ce que je veux.
Si loin. Un mur qui nous sépare. Juste le mur de l'imaginaire. Entre réalité et fiction.
Attention, ne nous trompons pas.
Je ne suis pas vraiment amoureuse de lui. Genre, pas crazy in love.
C'est .. différent. Ça me fait mal de penser à lui, quand je me rend compte qu'il n'existe pas. Et là, je cours, je cours, j'aime ce point de côté, le froid sur mes joues, le goût de sang dans ma bouche.
J'aime courir.
Même si lentement qu'un escargot pourrait me dépasser.
Ce qui compte, ce n'est pas la performance, c'est l'effort.
Bref, revenons en à nos moutons, à nos loups, à nos amours, à nos folies, à nos blogs, à nos moi.
Parce que, après tout, qu'est ce que ça fait que je fasse boulette ? Parce que tout le monde s'en fiche, parce qu'après tout c'est MON blog. Et que celui qui s'avise de rire .. continue. Parce qu'après c'est son rire à lui. Son cerveau.
Enfin voilà. Donc. Je n'aime pas Jacob Black, pas de l'amour qui me rattache à d'autres personnes. Comme parfois je crois ou j'ai cru aimer B. ou même quand je m'imagine aimer L. Ça, c'est juste .. bah, des béguins. Des vrais amours, dans un sens, qui font rougir, qui font rire et rager.
Un personnage de roman.
MERDE !
En fait, je l'aime pas, j'aimerais juste qu'il existe. Mais le problème c'est que .. ça pourrait arriver. Ça pourrait arriver qu'il y ait un Jacob Black ( mais à la limite je me fous de son nom ), un Indien peut-être, avec une magnifique peau mate, et de longs cheveux noirs. Oui, ça serait cool. Grand, très grand. Musclé, très musclé. Railleur, drôle, immature, colérique, lunatique. Oh oui, j'adorerais.
Mais .. mais oui, il y a un mais. Il ne pourrait pas être loup, non. Il ne pourrait pas avoir une température corporelle atteignant les 43° et je ne pourrais jamais me blottir dans ses bras brûlants.
Vous voyez ? Je n'aime pas le personnage. Enfin si, mais comme un simple personnage de roman qu'on adule. Ce n'est pas tant le fait qu'il existe dans un livre qui me fasse mal. Non, c'est le fait que je ne pourrais jamais rencontrer quelqu'un comme lui.
Et je continue à espérer, à le souhaiter plus que tout.
Parce que, après tout, la magie est magique uniquement parce qu'elle n'existe pas.
Après tout, c'est sûrement pour ça que je veux devenir écrivain. Pour créer mes propres personnages, dont peut-être certains ou certaines tomberont amoureux, allez savoir, et moi continuer à savoir ce qui va leur arriver. Ce qu'ils vont devenir. Et mon Dieu, oui, ce serait bien.